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Où est né Hans Christian Andersen ? À Odense sur l'île de Funen, au centre du Danemark. Il est né dans la petite maison jaune qui héberge aujourd'hui le musée Hans Christian Andersen. Qui étaient ses parents, où habitaient-ils et quel était leur métier ? Le père de Hans Christian Andersen s'appelait Hans Andersen. Ce cordonnier s'est engagé dans les guerres napoléoniennes pour gagner plus d'argent pour sa famille.
Il en est revenu malade et fatigué, et est mort en 1816, alors que Hans Christian n'avait que 11 ans. Sa mère Anne Marie Andersdatter travaillait comme blanchisseuse. La famille habitait dans les quartiers pauvres de Odense et a souvent déménagé. Les Andersen ont notamment vécu à divers endroits près du fleuve Odense, dans lequel la mère lavait les habits. Quand Hans Christian Andersen a-t-il quitté le foyer familial ? À l'âge de 14 ans. Cela peut paraître étrange mais à cette époque il était normal de partir pour travailler après la confirmation. La plupart des enfants étaient envoyés dans une famille choisie par leur père et pour laquelle ils allaient travailler. Le lieu permettait généralement aux enfants de rentrer de temps à autres. Hans Christian est allé dans la capitale, Copenhague. À l'époque, on voyageait en diligence et les voyages duraient plusieurs jours. HC Andersen n'a plus revu sa mère pendant de longues années. À son arrivée à Copenhague, Andersen ne connaissait personne et ignorait quelle vie l'attendait là-bas. N'était-il pas difficile de partir seul vers une ville inconnue? Si, cela a dû être difficile. Laura Tønder-Lund, une fille que Hans Christian connaissait depuis la préparation de la confirmation à Odense, lui a présenté plusieurs familles. Comme Andersen essayait de se lancer dans le Théâtre, il est parvenu à se tisser un réseau de connaissances et à se faire des amis qui l'ont par la suite aidé. Certains de ces amis lui ont même permis d'obtenir une éducation équivalente à un diplôme d'études secondaires actuel. Comment s'est-il débrouillé quand il était jeune? Il a principalement vécu de l'argent récolté par de riches familles pour parrainer son art. Hans Christian Andersen a également gagné un peu d'argent en travaillant au théâtre, tout en étant régulièrement convié à la table de ses relations. Il vivait dans les quartiers pauvres, à portée de sa bourse. Hans Christian Andersen excellait dans le relationnel, ce qui lui a rendu bien des services à Copenhague. Était-il bon élève? Hans Christian Andersen avait un bon niveau dans certaines matières et a obtenu de bons résultats à l'école de Slagelse. Il obtenait généralement de bonnes notes, même si le professeur Guldberg l'a exclu de ses cours de chant à Copenhague. Il disait que Hans Christian ne faisait pas assez d'efforts. À quoi ressemblait le Copenhague des années 1820? Avec ses 100 000 habitants, Copenhague était à l'époque une grande ville. Comme les limites de la ville se sont étendues lentement, Copenhague s'est retrouvé surpeuplé, par les hommes et les animaux. Les poulets et les porcs vivaient dans les cours et les ruelles. Certaines maisons disposaient d'étables au deuxième étage. Il fallait donc utiliser un palan pour faire monter et descendre les chevaux et les vaches. Les rues étaient extrêmement insalubres car il n'y avait d'autre égout que le caniveau. Était-il bel homme? Hans Christian Andersen était vraiment très grand pour son époque, car il mesurait 1,85 m, c'est-à-dire 25 cm de plus que la moyenne. Nous ignorons son poids, mais il était maigre ! Il avait un nez assez gros et des yeux noirs enfoncés. Il se faisait régulièrement friser les cheveux. Globalement, il avait certainement une apparence un peu singulière. C'est pourquoi il est assez drôle de l'imaginer en train de danser le ballet lors d'une audition pour le Théâtre Royal du Danemark. Toutefois, il soignait son apparence et son habillement, et plus d'une femme le trouvait séduisant lorsqu'il était jeune. Hans Christian Andersen était-il un homme à femmes ? Avait-il une fiancée ? S'est-il marié ? Oui et non. Il n'a jamais vraiment eu de petite amie. Il était malhabile et peu sûr de lui lorsqu'il s'agissait de construire une relation avec une femme. Tellement maladroit en fait que certains pensent qu'il était gay. Pourtant, plusieurs femmes l'ont aimé. Durant sa vie, il a été idolâtré et considéré comme un artiste à succès. Dans une lettre datée de 1835 (à Edvard Collin), il écrit que les jeunes femmes qui ont lu ses récits sur Lara et Flaminia dans son roman L'improvisateur "s'attroupent autour du poète". Pour les mondains de Berlin, il était une attraction… et il en était conscient. Wilhelmine Bardua a par exemple écrit dans son journal que "La présence du poète Andersen a mis tout le monde en émoi à la cour. C'est l'homme du moment". Elle a également écrit que HC Andersen était "plutôt séduisant". Quels sont les premiers contes et livres de Hans Christian Andersen? Le premier livre de Andersen est Ungdoms-Forsøg ("Tentatives d'enfants"), qu'il a lui-même publié sous le nom de plume de Villiam Christian Walter en 1822, alors qu'il n'avait que 17 ans. S'est ensuivi une série de poèmes, de pièces et de vaudevilles, ainsi qu'un roman. En 1835, il a publié ses premiers contes de fée dans l'ouvrage Contes pour enfants, qui comprenait les contes Le briquet, Grand Claus et petit Claus, La princesse au petit pois et Les fleurs de la petite Ida. Combien de contes a-t-il publiés? Hans Christian Andersen a publié 156 contes et histoires. Au cours des années, d'autres ont été ajoutés, par exemple les 33 "Soirs" dans L'album sans images. Au total, il a publié 212 contes. Les œuvres de Hans Christian Andersen ont-elles été autant traduites que Harry Potter? Oui, et même plus en fait. Les livres sur Harry Potter ont été traduits en 80 langues environ. Avant la mort de Andersen, ses contes et histoires avaient déjà été traduits en plusieurs langues, et des nos jours, ses textes existent en quelque 150 langues. Voulait-il devenir un célèbre écrivain? Vraiment pas. Il a essayé avec persévérance de devenir danseur de ballet et acteur avant de se lancer dans l'écriture. À ses débuts, Andersen s'est essayé pendant quelques années dans plusieurs genres, en particulier les pièces, avant de découvrir les contes qui allaient constituer son plus grand succès. Hans Christian Andersen parlait-il allemand, français ou d'autres langues étrangères? Outre le danois, il parlait bien allemand et avaient des bases d'italien, de français et d'anglais. Il est difficile de connaître son niveau linguistique, mais son allemand était bon. Toute sa vie, il a eu des amis allemands. Son français était probablement assez bon également, mais il ne parlait pas l'anglais couramment. Était-il célèbre dans le monde entier? Il n'a jamais été célèbre de la façon dont nous l'entendons de nos jours. L'époque était très différente, les journaux étant de loin le média le plus important. Hans Christian Andersen est rapidement devenu célèbre en Allemagne, en Angleterre et en Suède, et même en France à un certain degré. Dans les stations de train des États-Unis, on pouvait acheter des petits livrets contenant ses contes. A-t-il beaucoup voyagé ? Avait-il une voiture personnelle? Hans Christian Andersen a effectué une trentaine de voyages hors du Danemark. Ses voyages à l'intérieur du Danemark sont plus difficiles à quantifier, car on ne peut guère déterminer à partir de quand on peut parler de voyage. Il a principalement voyagé vers l'Italie, l'Allemagne, la France, la Suisse et la Suède. La voiture n'avait pas encore été inventée et les voyages n'étaient pas aussi faciles qu'aujourd'hui. La plupart de ses voyages ont été effectués à cheval et en diligence, mais Andersen a été l'un des premiers à tester la dernière invention, le train. Il l'a mentionné dans son livre de voyage Bazar d'un poète et il a pris le train autant que possible en raison du confort qu'il offrait. Hans Christian Andersen était-il le fils d'un roi? Non. Cela serait une belle histoire, mais elle a été rejetée par tous ceux qui s'intéressent à Andersen et par la famille royale à l'époque. Que buvait-il? Différentes boissons telles que de la bière, du vin, du porto. D'après des sources incertaines, il aurait vanté les mérites de la brasserie danoise Albani dans une lettre datée de 1874. Que lisait Hans Christian Andersen ? Il lisait beaucoup. Des auteurs danois et étrangers. Il est impossible de donner une liste exhaustive, mais on peut citer parmi les auteurs les plus célèbres qu'il appréciait vraiment : les Britanniques Walter Scott, William Shakespeare, Lord Byron, Charles Dickens et le Capitaine Marryat les Allemands E.T.A. Hoffmann, Heinrich Heine et Goethe le Français Alexandre Dumas le Suédois Bellman les Danois Adam Oehlenschläger, Frederik Paludan-Müller, B.S. Ingemann, Steen Steensen Blicher et Søren Kierkegaard Quel genre de musique écoutait-il ? Il appréciait particulièrement l'opéra et connaissait de nombreux compositeurs de son époque. Parmi les compositeurs danois : Niels W. Gade, J.P.E Hartmann, H.C. Lumbye ou C.E.F. Weyse. Il appréciait les compositeurs étrangers Johannes Brahms, Edvard Grieg, Franz Liszt, Gioacchino Rossini et Richard Wagner. Appréciait-il la nouvelle technologie ? Il était captivé par les nouvelles inventions telles que le chemin de fer, le télégraphe et la photographie. Il a été l'un des premiers à tester toutes ces technologies : J'ai une petite querelle quotidienne avec Ingemann à propos de l'importance des inventions, car il place la poésie bien au-dessus de la science, moi non. Il reconnaît que nous vivons à une époque riche en grandes inventions, mais que ce n'est que dans le domaine de la mécanique et du matériel que les choses bourgeonnent ; je considère au contraire ces inventions comme les nécessaires porteurs du spirituel, les grandes tiges sur lesquelles pousseront les fleurs de la poésie. Il était extrêmement enthousiasmé par la toute récente invention de la photographie et a été photographié à plusieurs reprises dans sa vie. Faisait-il de la bicyclette ? Non. Les bicyclettes avaient déjà été inventées mais n'étaient absolument pas un moyen de transport répandu à l'époque de Hans Christian Andersen, il n'est donc jamais monté à bicyclette. Montait-il à cheval ? Oui, il a par exemple monté le Vésuve à cheval en 1834. Il a également fait du cheval en Suisse en 1855 et au Maroc en 1862. Aimait-il cuisiner ? Il n'a jamais cuisiné. Il prenait tous ses repas en tant que locataire ou convive. Était-il paresseux ? Non ! Hans Christian Andersen a embrassé la vie et le monde avec une grande énergie et il a toujours travaillé d'arrache-pied. Était-il enfantin ? Oui, mais jamais puéril. Il comprenait mieux les enfants que la plupart des adultes et toute sa vie il a été très imaginatif. Il avait en quelque sorte une âme simple. La plupart de ses ouvrages ont été écrits pour les adultes, même ceux destinés aux enfants. Toute son œuvre, y compris ses contes, ses romans, ses poèmes, etc., concerne autant les problèmes d'adulte que le monde de l'enfance. Était-il fils unique ? Non, Andersen avait une demi-sœur plus vieille prénommée Karen Marie. Elle a été confiée à la grand-mère de Hans Christian, puis, lorsque sa mère s'est remariée, elle a été placée dans une famille. Karen Marie et Hans Christian ne se sont revus que quelques fois durant leur vie d'adultes. Aimait-il les enfants ? Oui, il aimait beaucoup les enfants. Sa faculté de compréhension de leur comportement et de leur raisonnement s'illustre dans ses contes. Cet extrait d'une lettre que Hans Christian Andersen a écrit à la fille de quatre ans d'un ami illustre le style imagé avec lequel il communiquait avec les enfants : Ici à Copenhague, la grêle est tombée aussi grosse que des têtes de choux et la neige s'est tellement entassée que je me suis dit : Charlotte doit être en train de plumer tous les poulets blancs de Køge et les envoyer dans les nuages pour que les plumes s'entassent sur la place de Højbro, sur Nyhavn et partout où des gens pensent à elle. La lettre était signée "Ton ami H.C. Andersen". Hans Christian Andersen était-il riche ? Pas au début. Sa famille était plutôt modeste et, pendant des années, Hans Christian Andersen a dépendu des mécènes et du roi qui le subventionnaient. Il était normal à l'époque que les artistes reçoivent de l'argent des plus riches et du Roi en guise de subventions pour leur art. Cela équivaut de nos jours aux subventions gouvernementales dans le domaine de l'Art. Avec le temps, Andersen est devenu riche et, à sa mort, ses biens ont été évalués à l'équivalent de 450 000€ environ. De plus, les éditions Reitzel ont acheté environ 300 000€ les droits des œuvres de Andersen. Andersen n'était pourtant ni pingre ni économe. Il a mené une vie dispendieuse. Il ne cuisinait jamais, préférant dîner à l'extérieur, il vivait dans des pensions de famille et des hôtels, et il a dépensé de grosses sommes à voyager. Faisait-il de l'exercice ? À l'époque, les gens ne faisaient pas d'exercice en tant que tel, mais la vie était moins sédentaire. Andersen était une personne très active qui faisait notamment beaucoup de marche lors de ses voyages et même au Danemark. Il a par exemple marché de Copenhague à Slagelse le 5 janvier 1823, soit 90 km environ ! En outre, il a pris des leçons de natation et aimait vraiment nager. Quel genre de personne était-il ? Il était généreux. Il avait peur du feu. Souvent inquiet, il n'en a pas moins sillonné le monde, ce qui était à l'époque plus dangereux que ça ne l'est de nos jours. Il lui a fallu une bonne dose de courage au début de sa carrière. Il s'est rendu à Copenhague sans le sou et seulement quelques relations, alors qu'il n'avait que 14 ans. Il était vaniteux et si sensible que son entourage (en particulier la famille Collin, quelque peu revêche) le trouvait parfois ridicule et insupportable. Ce n'était pas le cas du plus cosmopolite Melchiors ou d'esprits plus ouverts tels que H.C. Ørsted, B.S. Ingemann, Bertel Thorvaldsen et Bjørnstjerne Bjørnson. Que pouvait-on trouver dans sa valise ? Hans Christian Andersen avait peur de périr dans un incendie. Suite à la mort de son amie proche Henriette Wulff dans l'incendie d'un bateau à vapeur, il avait toujours une corde dans sa valise. En outre, il emportait toujours des habits et plusieurs paires de chaussures (taille 48 !). Andersen transportait également des ciseaux et un carnet pour prendre des notes, inscrire des idées ou dessiner des croquis. |